amnésie post-traumatique

Amnésie post-traumatique & plainte


Les conséquences de mon amnésie post-traumatique ont été une dépression, puis des flashbacks courant 2000, à l’âge de 30 ans. Suite à ma plainte auprès du procureur de la république, j’avais été entendue au commissariat. Cependant, étant à l’époque très fragile et sans soutien, je ne me voyais pas affronter les habitants du village.

En effet, j’avais été violée, mais aussi manipulée de sorte à ce que je ne raconte rien à mon entourage : évidemment, si ma mère avait été au courant, jamais elle n’aurait pu garder ce secret. L’omerta ne m’a pas aidée, elle m’a enfermée un peu plus dans mon silence.

Il faut dire qu’a cette époque, nous n’entendions pas parler de l’amnésie post-traumatique.

Même si je me suis souvenue de ce que m’avait dit la psychologue, je pensais que l’on ne me croirait pas. Je pensais également que les personnes qui m’avaient manipulée ne témoigneraient pas en ma faveur.

J’ai donc laissé passer le temps en songeant que la souffrance se tasserait. Mais NON, il n’en est rien : le problème est toujours là ! Ceux qui ont étouffé l’affaire à leur avantage peuvent, quant à eux, vivre leur vie en toute sérénité.

ET NOUS ?

A vrai dire, taire de tels drames n’aide pas les victimes, bien au contraire, mais les rend otages de leur silence. Comment se reconstruire quand on a vécu une telle histoire et que certains font leur possible pour en effacer la moindre trace ?

L’amnésie post-traumatique joue en la faveur des manipulateurs.

Il y a des dessins et des photos qui disparaissent. Il y a un bilan clinique qui se transforme en bilan d’orientation. Eh oui : on se démène pour que la victime n’aie plus d’accroche à ses souvenirs, qu’elle finisse par oublier !!!

On prend une gomme et on efface tout !!!

Elle n’est pas belle la vie ? Nous vivons dans un monde parfait !

La réputation de ce village est acquise !!!


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